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Pétition de l’IPSN, NON à la vaccination massive des enfants contre les papillomavirus

Actuellement (mai 2015) circule une nouvelle pétition concernant la vaccination DT-Polio. Le Professeur Henri Joyeux apparait dans une vidéo d’appel à signer cette pétition. Malheureusement, il ne s’agit pas du premier coup d’essai du Professeur anti-vaccinaliste.

Auparavant, une pétition pour un moratoire sur la vaccination des jeunes filles contre le HPV avait aussi circulée sur les réseaux sociaux et par mails. La vidéo d’appel à signer cette pétition était hébergée sur le site de l’IPSN ( Institut pour la Protection de la Santé Naturelle ). Une version texte est également disponible. Dans cet appel, le Professeur Henri Joyeux nous met en garde contre les effets indésirables graves des vaccins Gardasil et Cervarix. Il est professeur des universités-praticien hospitalier de cancérologie et de chirurgie digestive à l’université Montpellier 1. Il s’oppose à la proposition du Haut Conseil de Santé publique qui préconise d’introduire massivement dans les écoles la vaccination contre les papillomavirus (HPV) et d’abaisser à 9 ans l’âge de cette vaccination, pour les filles comme pour les garçons. Le but de la vaccination contre les papillomavirus  est de lutter contre le cancer du col de l’utérus et d’autres infections sexuellement transmissibles. Pour le Pr Henri Joyeux, c’est une mauvaise idée car : 1) la vaccination n’offre une protection que de 70% seulement contre le risque du cancer du col de l’utérus tout en exposant les personnes vaccinées à de graves effets secondaires (plus de 26 000 notifiés jusqu’à maintenant dont 435 en France) ; 2) Le dépistage par frottis offre une alternative sans risques et efficace pour lutter contre ce cancer.

Pour comprendre le comment et le pourquoi de cette pétition, je vous propose de nous informer d’abord un peu plus sur les papillomavirus humains (HPV) et sur leur lien avec le cancer du col de l’utérus. Ensuite, nous parcourrons les arguments donnés par le Professeur Henri Joyeux pour mieux appréhender les coulisses de cette controverse.

Les papillomavirus et le cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus a pour origine des lésions précancéreuses provoquées par le HPV (Human Papilloma Virus). Il existe plus de 150 types de papillomavirus, dont environ 40 peuvent infecter les organes génitaux des hommes et des femmes. Une vingtaine de papillomavirus humains sont à l’origine d’anomalies cellulaires modérées ou sévères, de lésions précancéreuses et de cancers. Le HPV est retrouvé dans 99,7% des cancers du col de l’utérus. Il est donc considéré comme une cause nécessaire du cancer du col de l’utérus (si on a le cancer, c’est parce qu’on a été infecté par le HPV), mais pas suffisante (être infecté par le HPV ne conduit pas automatiquement à avoir un cancer et heureusement !). Dans 90 % des cas, l’infection est transitoire et s’élimine naturellement en une à deux années après la contamination sexuelle. Dans 10 % des cas, l’infection persiste et peut entraîner des anomalies (lésions) au niveau de la muqueuse du col (lésions précancéreuses). Ces lésions peuvent évoluer vers un cancer 10 à 15 ans après l’infection par le virus. Les types 16 et 18 contribuent à eux seuls pour 70 % des cas de cancers du col de l’utérus. La contamination se fait le plus souvent dans les premières années de la vie sexuelle et environ 80 % des femmes sont exposées à ces virus au cours de leur vie. En 2012 en France, on a estimé à ~3000 le nombre de nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et à ~1100 le nombre de décès liés à ce cancer.

Les arguments contre la vaccination des petites filles et des petits garçons

Les 2 vaccins actuels appelés Gardasil et Cervarix, comportent des risques d’effets indésirables graves.  Pire, ils vous cachent que ces vaccins ne protègent pas du tout à 100 % contre le cancer du col de l’utérus. La protection est à peine de 70 % ! Cela veut dire qu’une personne vaccinée a toujours 30 % de risque d’attraper le cancer du col de l’utérus.

Le vaccin Gardasil protège contre les types 6, 11, 16 et 18 et le Cervarix contre les types 16 et 18. Ces deux derniers types étant responsables de 70% des cancers du col de l’utérus, on comprend pourquoi ils représentent une protection de 70 % contre le cancer. Je comprends difficilement pourquoi le Pr. Joyeux affirme que cette information serait « cachée ». Les praticiens sont tous au courant et cette information n’est cachée nulle part à moins d’être gravement handicapé de Google.

Le Pr Joyeux insiste également sur le fait qu’une personne vaccinée aurait toujours 30% de risque d’attraper le cancer. En fait, les HPV étant considérés comme une condition nécessaire mais non suffisante, une personne vaccinée n’a pas 30% de chance d’attraper le cancer. Une protection de 70% signifie que sur 100 cancers, 70 auraient put être évités grâce à la vaccination.

Que le Professeur Joyeux se rassure, le développement de nouveaux vaccins nonavalents (contenant 9 types de HPV) est bien avancé et ils permettront une protection de 95 %.

Il y a de bonnes raisons d’être très inquiet. Même mon collègue le Professeur Guy Vallancien, urologue, chef de service à l’Institut Montsouris, membre de l’Académie Nationale de Médecine, qui est très favorable au vaccin, a lui même écrit :
« L’analyse des données de pharmacovigilance a fait état de 26 675 effets indésirables graves dont 113 cas de sclérose en plaques (SEP). »
« En France, 435 cas d’effets indésirables graves dont 135 de maladies auto-immunes incluant 15 cas de SEP ont été rapportés au réseau national des centres régionaux de pharmacovigilance et au laboratoire producteur.  »

Je me suis demandé pourquoi Henri Joyeux préférait citer directement son collègue, le Professeur Guy Vallancien, pour parler des effets indésirables (EI) graves plutôt que de citer directement le rapport de pharmacovigilance disponible librement sur le site de l’ANSM. La réponse est simple. Guy Vallancien n’aime pas le discours anti-vaccinaliste et il le fait savoir. La source donnée par le Professeur Joyeux pointe directement sur un article de blog de son collègue.  Dans cette article, le Professeur Vallancien flingue sans ménagement ses confrères anti-vaccinalistes qui ont signé une précédente pétition anti-Gardasil. Le moins qu’on puisse dire est que Henri Joyeux a la rancune tenace et n’hésite pas à faire des attaques à peine subtiles…

À propos des chiffres d’EI graves. Ceux-ci sont vrais (cfr rapport de pharmacovigilance). Les anti-vaccinalistes connaissent bien l’impact de chiffres donnés de façon brute. Plus c’est gros, plus ça fait peur. Plusieurs remarques sont nécessaires :

1)  On remarquera que ces chiffres sont accessibles publiquement. Ils ne sont pas cachés.
2)  Il est possible à tout à chacun de déclarer des effets indésirables concernant un médicament auprès de l’ANSM.
3)  Ces chiffres sont à mettre en perspective avec le nombre de doses de vaccin distribuées, soit 127 millions au total depuis la commercialisation du Gardasil en 2006 dont plus de 5 millions de doses pour la France. Ainsi, pour la France, 435 EI graves pour plus de 5 millions de doses, ça équivaut à un risque d’EI grave de 0.009% par dose (~ 435 / 5 000 000 * 100). Un chiffre similaire est constaté aux USA. Il s’agit d’effets graves notifiés, une analyse approfondie des chiffres est nécessaire pour comprendre si oui ou non, il y a lien de causalité. Une enquête épidémiologique de suivi d’une cohorte de jeunes filles nées entre 1992 et 1996 a été réalisée à partir des données du SNIIRAM (Système National d’Information Inter-Régimes de l’Assurance Maladie). Cette étude montre qu’après un suivi de 3 ans, la survenue de SEP ou de maladies auto-immunes (MAI) n’est pas plus fréquente chez les jeunes filles vaccinées que chez les jeunes filles non vaccinées. La notification d’un effet indésirable grave ne signifie pas automatiquement un lien de causalité avec le vaccin. De manière générale, quand on évoque les bienfaits ou les méfaits relatif à la prise d’un médicament, il faut faire attention à ne pas tomber dans le piège du sophisme post hoc ergo procter hoc : une corrélation temporelle entre 2 évènements n’implique pas forcément un lien de causalité.
4)  Toujours pour la France, le risque à vie pour une femme d’attraper le cancer du col de l’utérus et d’en mourir sont de 0.7 et 0.2% respectivement. C’est non négligeable. Imaginez une école comptant 500 filles ou une entreprise comptant 500 femmes. L’une d’entre elles mourra d’un cancer du col de l’utérus. La bataille contre ce cancer constitue un réel défit de santé publique.

Nous aborderons le cas du dépistage plus tard.

Ces jeunes filles aujourd’hui invalides à vie ont pour beaucoup été vaccinées au Gardasil inutilement, alors qu’elles ne faisaient pas partie des populations à risque.

Pourquoi vacciner si jeune ? Pour plusieurs raisons :

1)  Il est par ailleurs nécessaire de vacciner les jeunes filles avant qu’elles ne soient infectées (le vaccin étant peu efficace si elles sont déjà infectées). En effet, la contamination se fait le plus souvent dans les premières années de la vie sexuelle. Les lésions précancéreuses peuvent évoluer en cancer 10 à 15 ans après l’infection.
2)  Les données scientifiques montrent que la réponse immunitaire est meilleure lorsque le vaccin est administré avant 14 ans plutôt qu’après. C’est la raison pour laquelle l’âge a été abaissé dans le calendrier vaccinal 2013.

En Autriche, suite au décès d’une jeune femme vaccinée au Gardasil, un rapport a été publié démontrant que l’efficacité à long terme d’une telle vaccination serait « tout à fait négligeable ». La ministre autrichienne de la Santé, le Dr Andrea Kdolsky, a décidé de retirer les vaccins anti-HPV du programme officiel, de ne plus les rembourser et de mettre plutôt l’accent sur le dépistage. L’Agence Européenne du Médicament (EMEA) a publié le 24 janvier 2008 le décès de femmes préalablement vaccinées par le Gardasil. (…) Dès février 2007, la télévision américaine annonçait par des interviews de graves complications et présentait des victimes du Gardasil vivantes et des photos de jeunes femmes décédées. En France, une plainte a été déposée par la jeune Océane Bourguignon et d’autres jeunes filles contre Sanofi, fabricant du vaccin. Elles ont subi de gravissimes atteintes au cerveau et à la moelle épinière après avoir été vaccinées.

Joli mélange d’argument d’autorité, d’appel à l’émotion et de cherry-picking. En fait, cette vidéo est bourrée de sophismes en tout genre.

Concernant le rapport autrichien : Source ? Que contient-il ? Long terme à combien d’années ? Qui a écrit ce rapport ? Mystère… Pour ce qui est des 2 décès liés au Gardasil, ils ont bien été notifiés par l’EMEA mais aucun lien de causalité n’a pu être formellement établi. Pour le reste, des interviews, des photos, des plaintes déposées ou encore des décisions de justice ne constitueront jamais des preuves scientifiques.

Quid de tous ces autres pays qui ont obtenu de très bons résultats avec la vaccination : USA, Australie, Royaume Uni, Danemark, Nouvelle Zélande, Suède. Ainsi, aux Etats-Unis, avec une couverture vaccinale de 30 % environ dans la population des jeunes filles de 14-19 ans, une diminution de 11,5 à 5,1 % de la prévalence des infections HPV ciblées par Gardasil a été observée entre la période 2003-2006 et la période 2007-2010. Au Royaume-Uni, où la couverture vaccinale est de 65%, la prévalence de l’infection HPV a chuté de 19 % à 6,5 % chez des jeunes filles. En Australie, la vaccination a montré un impact clairement positif.

Quid de tous ces articles de la littérature scientifique et des modèles dont les résultats vont totalement à contre sens de ce rapport ? Pour la France, voir notamment la modélisation réalisée par l’InVS.

Non seulement il peut provoquer des accidents. Mais vacciner à grande échelle les jeunes filles risque de faire reculer la pratique du frottis qui elle, sauve des vies à coup sûr. Car forcément, certaines se diront « je suis vaccinée, je suis protégée  », ce qui est scientifiquement faux.

Opposition entre frottis et vaccination = faux dilemme. Frottis et vaccination sont des outils de prévention complémentaires. Toutes les recommandations de vaccination insistent sur la nécessité d’améliorer le dépistage. Notons d’ailleurs que la vaccination est une prévention dite primaire car elle prévient l’infection, tandis que le dépistage est une prévention dite secondaire car elle ne fait que détecter les infections persistantes ou les lésions une fois présentes. Opposer vaccination et dépistage revient à demander à un chevalier de choisir entre son armure et son bouclier. Le bouclier est comme la vaccination, il empêche de recevoir un coup. L’armure est comme le dépistage, il protège le corps du chevalier quand celui-ci n’a pu parer un coup.

Ensuite, le dépistage a ses limites et n’est pas efficace à 100 %. Concernant la fiabilité du frottis, les taux de faux-positifs sont de l’ordre de 1 à 5 % et les taux de faux-négatifs varient entre 10 à 30%. La recommandation actuelle est un dépistage tous les 3 ans, ce qui permet une diminution de l’incidence de 91 %, pas 100 % (voir page 182 du lien). Pour ce qui est du dépistage organisé, on a constaté en France que dans les départements pilotes, bien que le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus augmente significativement, le pourcentage de femmes dépistées  dépasse de peu les 70 % pour les plus performants. La vaccination est donc bien une stratégie complémentaire nécessaire (voir la modélisation de l’InVS).

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Source : InVS. Modélisation médico-économique de l’impact de l’organisation du dépistage du cancer du col utérin et de l’introduction de la vaccination contre les HPV dans le calendrier vaccinal

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Source : InVS. Modélisation médico-économique de l’impact de l’organisation du dépistage du cancer du col utérin et de l’introduction de la vaccination contre les HPV dans le calendrier vaccinal

Pour finir, si effectivement le frottis ne pose de risques particuliers, le recours si nécessaire à la conisation comportent des risques à court terme (hémorragie, douleurs, leucorrhées) et long terme (sténose du col, dysménorrhées, accouchement prématuré) (voir fin page 16 du lien). Le professeur Henri Joyeux tenterait-il de nous cacher certaines choses ?

Bien entendu, les lobbies du tout-pharmaceutique ne se laisseront pas faire. Nous les connaissons bien avec leurs énormes moyens publicitaires. La France représente donc un énorme marché chaque année. Les fabricants de vaccin sont donc prêts à tout pour faire croire que leur produit est sûr… et mettre la main sur le magot. Mais les vies de nos enfants valent plus que leurs profits. Faut-il faire courir le moindre risque à nos enfants pour une maladie facilement détectable et curable avec un suivi régulier chez un gynécologue ? Certainement pas. Avec l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, nous pouvons être des millions à dire NON A CES VACCINS dans les écoles, non à la vaccination des enfants de 9 ans avec un produit qui n’est peut-être pas efficace et qui est donc potentiellement dangereux voire mortel.

L’IPSN se bat contre les puissants lobbys pharmaceutiques. Pour ce faire, il organise des conférences, édite une newsletter et surtout lance des pétitions. Sur son site, cet institut déclare : L’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN) recherche aujourd’hui des partenaires institutionnels qui pourront soutenir ses actions tout en acceptant le principe d’une indépendance totale d’action, l’IPSN ayant pour vocation de défendre le bien commun des patients, non les intérêts particulier d’un secteur commercial. Sur cette même page, on apprend que l’IPSN est dirigé par Augustin de Livois et que cet institut possède un Comité d’Ethique et Scientifique constitué d’experts garantissant le sérieux et l’éthique des informations diffusées. Pour commencer, voyons qui est ce Augustin de Livois? Son profil LinkedIn nous apprend qu’il est avocat de formation mais surtout qu’il est expert en activités de lobbying ! Bien… Passons ensuite au Comité d’Éthique et Scientifique. On retrouve notre bon vieux Professeur Henri Joyeux, mais aussi Christian Foissey: fondateur du  groupe pharmaceutique Labo’Life dédié à la Micro-Immunothérapie, approche thérapeutique innovante qui se situe à l’interface entre l’immunologie classique et l’homéopathie ; Jean-François Astier: naturopathe et expert en herboristerie, directeur de la société Natura Mundi ; Henri de Roissart: biochimiste, directeur du laboratoire de compléments nutritionnels Lorica. Quand on lit la page actions, on a bizarrement l’impression de lire la description d’un … institut de lobbying. Bref, c’est donc l’histoire d’un lobby dont le but est de se battre contre les vilains lobbys. Seems legit…

Qui est le Pr. Henri Joyeux ?

Henri Joyeux est Professeur des Universités, mais aussi cancérologue et chirurgien. Il est vrai qu’il n’est pas toujours apprécié par ses collègues. Il dérange !

Oui, il dérange car il utilise son titre pour écrire nombre d’articles anti-vaccination. Je vous invite à explorer l’ensemble de ces publications dans des revues scientifiques, aucune publication concernant les vaccins. Si on peut difficilement contester ses compétences en cancérologie et en chirurgie digestive, on constate que la vaccinologie, l’immunologie et l’épidémiologie ne constituent pas vraiment ses domaines de prédilection. En France, tout le monde connaît le climato-sceptique Claude Allègre qui est… géochimiste, pas climatologue. Ce type a beau être sans doute un scientifique compétent dans son domaine, ça ne l’empêche de raconter des tas de conneries quand il en sort.

Il dérange aussi pour ses convictions religieuses, sa position sur l’homosexualité et l’image de la femme. Il a notamment été président de Familles de France de 2001 à 2013. Cette association défend des positions plutôt conservatrices… Je vous invite à lire cet article d’Henri Joyeux écrit pour l’association Familles de France. Dans les années 80, il a participé à une « étude scientifique » sur les apparitions de la Vierge à Medjugorje. Le groupe d’étude a conclu que « le phénomène des apparitions de Medjugorje […] se révèle être inexplicable scientifiquement ». Cependant, on peut franchement se poser des questions sur la rigueur scientifique de la méthodologie employée (voir ici, ici et ici).

Il dérange encore à cause de ses liens avec Jean Seignalet, Claude Lagarde, Bruno Comby ou encore Marie-Christine Lhermitte. Une joyeuse bande de gai-lurons.

Bref, oui, les positions idéologiques et scientifiques du Professeur Joyeux me dérangent.